... OU A TOUT DE SUITE

# Posté le vendredi 14 novembre 2008 11:02

Modifié le vendredi 14 novembre 2008 12:50

NON AUX MOULIERES A SANGATTE

C'est un feuilleton judiciaire qui dure depuis plus de deux ans. La possible installation de 22.500 pieux de 2 mètres de haut sur un périmètre de 400 m de large et d'1,7 km de long., soit trois moulières sur la plage de Sangatte.

En soit, on pourrait se demander, en se faisant l'avocat du diable où est le problème puisque des moulières s'installent « régulièrement » en France ou ailleurs. Il y en a d'ailleurs à Oye-Plage.

Le problème est ô combien multiple.

D'abord, en avril 2005, le conseil municipal de la ville de Sangatte s'est prononcé unanimement contre le projet, ce qui a rassuré les sangattois, temporairement du moins, puisque les affaires maritimes sont passées outre.



-La Directions des Affaires Maritimes (D.A.M.) ou « Affaires Maritimes » est une administration française décentralisée, et l'une des trois directions de la direction générale de la mer et des transports dépendant du ministère français de l'Ecologie, du développement et de l'Aménagement durables.-


En l'occurrence la population soutient totalement la municipalité, une pétition qui circule a déjà recueillie plus de 8.000 signatures. Sangatte compte un peu plus de 4.000 habitants...


En outre, les pécheurs seront pénalisés, fortement. Il faut savoir qu'à Oye-Plage, il y a plus de trente mètres de fond et les fileyeurs ne sont pas à la merci des grosses vagues et des courants de la manche. En revanche, à Sangatte, ils seront « coincés' entre la plage et la passage des ferries que l'on sait proche à cet endroit.

Au mieux l'échouement, au pire l'empalement de la coque ?
Ce sont leurs craintes et elles sont légitimes.

De plus, l'étran qui est l'écart entre la basse et la haute mer est de 300 mètres dans le calaisis. Il est de plus d'1,5 km en normandie. On ne peut comparer ces deux littoraux. Nos côtes sont différentes de la Normandie, la plage de Sangatte différente de celle de Oye-Plage.

Toute une ville et ses environs touchés par l'arrivée de la mytiliculture.

Et les enfants qui pataugeaient dans les « flaques » d'eau peu profonde aux températures agréables ?
Et le tourisme ? Car oui il y a du tourisme dans notre région ! ! !
Et toutes les activités liées à la mer ?
Et le va-et-vient incessant des tracteurs et des camions frigorifiques ? Puisqu'il faut savoir que les mollusques ne seront pas traités sur place mais en normandie.


Et l'impôt dans tout cela ?

Nada !

Cela ne rapportera aucun centime à la ville. Aucune retombée économique !
En effet, il n'y a aucune taxe professionnelle pour la mytiliculture et les pieux se trouvant sur le littoral, aucun impôt foncier ne peut être réclamé.


Enfin, en autre dommage, on peut citer l'empêchement de l'accès à la mer pour la base de voile. D'autres projets s'envolent ou risque de disparaître comme le centre de Balnéothérapie, le futur musée, le golf, les résidences hôtelières...

Malgré les 8.000 signataires, le vote contre au conseil municipal et le soutien de la quasi-totalité de la classe politique locale et autres associations, la décision était tombée et les pieux auraient dus être planté le 9 Août. Aujourd'hui, aucun pieux n'est installé grâce à la suspension de l'arrêté par le préfet du Pas-de-Calais Patrick Espagnol.

La cour de Cassation doit désormais se prononcer.


Le Mouvement des Jeunes Socialistes se joint à la population de Sangatte et des environs et à
sa classe politique en condamnant l'installation arbitraire de pieux de bouchots sur cette plage de la manche.


Emmanuel Decarpentry

# Posté le mardi 02 septembre 2008 04:37

Modifié le mardi 02 septembre 2008 06:26

Roger Karoutchi : «C'est une opération commando, bien menée, bien réussie, mais je ne ferais pas ça tous les jours...»

Roger Karoutchi : «C’est une opération commando, bien menée, bien réussie, mais je ne ferais pas ça tous les jours…»


L'annonce des résultats, les chantres de la réforme des institutions avaient du mal à plastronner. L'ambiance électrique de l'après-midi retombe d'un coup sec à l'annonce des résultats. Les deux tiers du Congrès ont été réunis de justesse... à deux voix près : 539. Il en fallait 538.



Côté UMP, certains ont résisté jusqu'au bout, malgré les fameuses « pressions » de l'Elysée. Les « trois connards qui existent seulement dans la salle des Quatre colonnes » de l'Assemblée nationale que conspuait Patrick Balkany il y a quelques mois ont tenu bon. Ils sont un peu plus de trois et ont bien failli saborder le scrutin : Henri Cuq, Guy Geoffroy, Jean-Pierre Grand, Jacques Le Guen et le désormais célèbre député du Morbihan François Goulard ont bravé les consignes élyséennes en votant contre la réforme. Mais celui qui arborait un sourire ravi à la sortie de la séance, c'est George Tron. Avec Hervé Mariton, il faisait partie des UMP critiques qui s'opposaient au texte depuis le début. La semaine dernière, il a accepté de se ranger à la « discipline de vote ». « Même si je suis opposé au texte, je suis heureux d'avoir évité une crise politique à mon camp », se félicitait-il en sortant. Avant d'ajouter : « cette fois ci.... » Comprendre : la prochaine fois, si son vote est encore requis, il faudra savoir le courtiser avec conviction. (Conviction équivaut dans ce cas à « marchandages, magouilles, argent ») Sans Jack Lang et lui... la réforme ne passait pas !


Blues à droite, blues à gauche

Ambiance plutôt morose, donc, à droite... mais guère meilleure à gauche. Arnaud Montebourg s'alarme à la sortie de la « dérive monocratique » qui découlera de cette réforme. Pour le PS, c'est tout de même une défaite. « On a fait le plein », tentent de se réjouir certains. Mais il y a quelques semaines, François Hollande assurait que les deux tiers du Congrès étaient impossible à réunir sans les voix de son parti. Même sans le facteur Jack Lang, l'équation se révèle aujourd'hui fausse. Plus grave, la réforme passe notamment avec les voix de certains membres du PRG (Parti radical de gauche). « On reverra nos accords d'ici la fin de l'année », promet Bruno Leroux. La « trahison » de Jean-Michel Baylet, le président du PRG, sera sanctionnée par le PS. Mais Jean-Michel Baylet pourrait, du même coup, officialiser le rapprochement qu'il opère entre sa formation et le Parti radical valoisien d'André Rossignot et Jean-Louis Borloo.

Le parti orange fait grise mine

Le centre gauche basculera-t-il à droite ? Côté Bayrou, on se compte sur les doigts d'une seule main : seuls deux sénateurs centristes ont voté contre la réforme, quatre se sont abstenus et deux députés Modem s'y sont opposés... dont François Bayrou lui-même. Jean-Christophe Lagarde, le député-maire de Seine-Saint-Denis passé au Nouveau centre, est ravi : « Cette fois-ci, il ne reste plus à Bayrou que le dernier carré de Waterloo. » Il promet pour bientôt la reconstruction d'une vraie formation centriste, avant d'aller serrer la main d'Emmanuelle Mignon, la conseillère élyséenne. L'OPA sur l'ex-UDF continue. Même s'il ne reste plus beaucoup d'élus sur qui exercer les fameuses pressions qui ont fait basculer, de justesse, le vote du Congrès ce lundi.

Une victoire reste une victoire, mais...

Des pressions inacceptables ont eu lieu. Le président appellant certains parlementaires indécis en les menacant d'un éventuel redécoupage de circonscription qui leur serait défavorables. Certains ont tenu bon, et c'est tout à leur honneur. Ces députés déclarent être fidèles à leurs ideaux et c'est très louable. La démocratie censée être renforçée par cette réforme s'affaiblis de nouveau. Encore...
L'intêret de cette réforme est néant. Si ce n'est d'avoir laissée planer un suspence terrible...
Cette réforme est passée, nous attenderons donc qu'un autre président la complète. Le cumul des mandats absent des propositions, le pouvoir du Parlement à demi-renforçé, l'absence de réforme des élections sénatoriales etc...

C'est en effet la victoire des menaces, du marchandage, du monde de l'argent. Rien de surprenant de la part de cette équipe au pouvoir...

# Posté le mardi 22 juillet 2008 05:00

ON S'EN FOUT MAIS ON VOUS LE DIT QUAND MEME

ON S'EN FOUT MAIS ON VOUS LE DIT QUAND MEME
Le président de la République a décoré hier Ingrid Betancourt. Du strict point de vue du code de la légion d'honneur, rien ne vient justifier une telle distinction. Passons. Il y a bien longtemps que la rosette n'est plus grand chose d'autre qu'un « fatal insigne à la boutonnière », comme le chantait Brassens. La promotion de ce 14 juillet en livre encore une preuve flagrante.

Nicole Choubrac et Séguéla: de la rupture à la relance

Outre les inévitables people - Régine, Jean Reno, Dany Boon, André Glucksmann, Sonia Rykiel, Jacques Chancel - le président a inventé une catégorie plus iconoclaste «ceux qui m'ont aidé moi-même dans ma vie personnelle quand ça allait pas fort».
Ainsi de Jacques Séguéla, à l'origine, de la rencontre entre Nicolas et Carlita, élevé au grade d'officier. Le cas de Nicole Choubrac est encore plus singulier : présidente des juges aux affaires familiales du tribunal de Nanterre, elle s'est illustrée en octobre 2007... en se rendant à l'Elysée pour prononcer le divorce par consentement mutuel des époux Nicolas et Cécilia Sarkozy.

Une distinction qui couronne des années de service public

Cette magistrate spécialisée dans le divorce de personnalités s'était déjà occupé du divorce de la petite fille de Michèle Morgan et du fils de Richard Anthony, c'est dire. Nicolas Sarkozy a, selon Le Parisien, « apprécié le professionnalisme de cette femme affable (...). Mais aussi sa discrétion, à l'époque où tous les médias guettaient un acte officiel de séparation du couple ». La nouvelle médaillée se dit fière de porter son hochet à la boutonnière « parce que cela couronne des années de service public ». On n'en saurait douter.

# Posté le mercredi 16 juillet 2008 05:24

PETITION : NON A LA CREATION DU FICHIER EDVIGE

PETITION : NON A LA CREATION DU FICHIER EDVIGE
Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l'avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d'EDVIGE (Exploitation documentaire et valorisation de l'information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ». Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cité sont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l'avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l'ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations, comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives ...

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d'enquêtes administratives pour l'accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l'âge de 13 ans et cela sans qu'aucune infraction n'ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l'évidence de nombreuses dérives, s'inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d'une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises par la Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C'est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel :

- exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier EDVIGE qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l'état de droit,

- sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l'enfant,

- s'engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu'ils renoncent à la mise en place du fichier EDVIGE.

Signer en ligne : http://nonaedvige.ras.eu.org/

# Posté le lundi 14 juillet 2008 12:12

Modifié le lundi 14 juillet 2008 12:40