BENEVOLES CHERCHENT CHAUSSURES POUR MIGRANTS A LA RUE...

BENEVOLES CHERCHENT CHAUSSURES POUR MIGRANTS A LA RUE...
CALAIS - Plus de chaussures, pas de parkas, plus de savon. Le Collectif de soutien d'urgence aux réfugiés, le C'Sur, qui regroupe une partie des associations d'aide aux migrants de Calais et du Littoral, qui distribue chaque quinzaine des vêtements et produits d'hygiène aux migrants, lance un appel aux dons. Ils sont environ 400 dans les rues de Calais et dans les forêts alentour, où ils vivent dans des campements, simples couvertures suspendues entre deux arbres. Campings improvisés souvent détruits par la police. Quoi donner?


Des vêtements masculins: parkas, jeans, chaussures confortables, des couvertures ou sacs de couchage, des produits d'hygiène (savons, mousse à raser, rasoirs, dentifrice , ...). On peut déposer les dons, chaque mercredi après-midi, de 14h à 16h : 1 ter, rue de Croy, près de la poste de Calais Nord. Et tous les jours de 14h à 22h, y compris le week en, au cinéma l'Alhambra, 2 rue Jean Jaurès, en face de l'hôtel de ville de Calais. Autres dépôts : voir le site du C'Sur. Contact : 03 21 82 10 50 ou informations@csur62.com

Les migrants de Calais passent clandestinement en Angleterre en se glissant dans ou sous les camions pour y demander l'asile. Ces jeunes hommes originaires le plus souvent de zones de conflits de la planète vivent à la rue depuis la fermeture du Centre de Sangatte en 2002.

# Posté le mercredi 16 avril 2008 14:05

COMMUNIQUE

COMMUNIQUE
La semaine dernière, une délégation du C'SUR ( Myriam , Francis Gest et l'abbé Boutoille ) a rencontré le sous- préfet de Calais et la directrice des forces de l'ordre de la PAF de Coquelles .

La délégation a évoqué la réaction de ras le bol des réfugiés devant la « Pression policière » qui a amené à une manifestation dans les rues, accompagnée par des membres du Collectif . Nous avons redit que nous étions sur une poudrière vu les conditions de vie des réfugiés .

La situation de grand froid a été évoquée . Les autorités reconnaissent qu' il y a eu mauvaise compréhension et mauvaise gestion à propos du 115 !!!

A revoir la question pour l'hiver prochain .

Par ailleurs le Collectif a demandé une rencontre avec madame le maire de Calais sur la question des « Réfugiés »

Enfin, le Collectif déplore la condamnation par le tribunal de Boulogne de deux migrants Hassan et Abbas parce que pour se protéger du froid ils ont squatté une cuve sur le site de Tioxide . Oui c'est dangereux mais le savaient ils ?

Oui il y a d'autres lieux pour se « terrer » mais lesquels vu qu'ils sont condamnés à errer . A leur grande misère s'ajoute l'humiliation d'une condamnation . Leur seul crime a été de croire en une Europe accueillante et fraternelle . Au lieu de les condamner n'était ce pas plus humain de leur offrir quelques nuits d'hôtel ! Peut être qu'un jour messieurs les juges et messieurs les politiques vous serez dans les mêmes conditions de vie !! L'Europe devient une prison pour eux .
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 14 avril 2008 11:09

NICO LOVES BERLU

NICO LOVES BERLU
Entre eux, c'est de l'Amour. Un amour qui fait bling ! Bling-bling même, puisque, en italien, bling-bling se dit «Berlusconi», lequel n'a cessé de répéter que, pour son ami Sarkozy, il était un «modèle». La première fois que Nicolas Sarkozy l'a vu, c'était à Rome, en 2002. Il a tout de suite été bluffé, en même temps que séduit. Une des plus grandes fortunes d'Europe, le patron aussi de l'Italie alors, et si charmeur, si «successful». Quand Sarkozy confie à ses proches qu'après avoir «fait un mandat», il «fera de l'argent», c'est, assure-t-il, en pensant à «Berlu» qui, de son côté, répète : «Je suis son ami et son modèle».
Berlusconi était aux affaires, alors que lui n'était qu'un petit ministre de l'Intérieur en bisbille avec Chirac. Or, le chef de l'Etat italien l'a reçu en grande(s) pompe(s) – spécialité locale – et a même offert un dîner en son honneur où il l'a installé à sa droite ! Nicolas Sarkozy, qui se couche tôt, est resté jusqu'à 1h du matin. Fasciné par l'animal.
Il faut dire qu'ils sont directs tous les deux, très virils, très tactiles, très machos latinos, très gourmands de tous les plaisirs masculins. Ils aiment la pizza, les pâtes aux truffes. Ils ont une passion pour le foot et les jolies femmes. Mais Berlusconi, c'est Monsieur Plus, plus plus même... Sarkozy, à côté, n'était qu'un enfant et il regardait son hôte avec les yeux écarquillés puisque celui qui le recevait avait tout réussi. Président du Milan AC, couvert de titres, à la tête d'une des plus grosses fortunes d'Europe et d'un groupe de médias hyper puissant. Le médiacteur français avait rencontré son maître.
Tous deux avaient la même conception de la «com'» essentielle, décisive pour gagner la bataille politique. Ils ont les mêmes tics d'acteur et une identique force de conviction. Ils ont la même méfiance du service public que Berlusconi déteste carrément et peuvent quitter un plateau télé brutalement, s'ils n'en sont pas les maîtres, ce dont ils ne se sont pas privés, comme on a pu le voir. Et «Berlu» lui a immédiatement lancé, en guise de bienvenue au club des grands, cette phrase magique : «Toi, tu passes bien, très bien à la télé».
Ces deux-là, immédiatement, se sont trouvés, puis retrouvés avec un immense plaisir, quelques années plus tard. Sarkozy était candidat à la présidentielle, et Berlusconi, qui n'était plus au pouvoir, l'a reçu avec Cécilia dans son palais privé, en mettant les petits plats dans les grands. Il lui en a mis plein la vue. Bouquets bleu, blanc, rouge sur les tables. Pâtes trois couleurs, glaces vert-blanc-rouge. La table était une composition picturale en harmonie avec les toiles de maître accrochées au mur.
Berlusconi le magicien venait de se faire poser des implants et tendre la peau, il avait rajeuni de 15 ans. Ils ont parlé famille, de l'importance des enfants qu'il faut élever avec amour mais autorité. Berlusconi a aussi blagué sur l'importance des jolies femmes dont le charme peut renforcer la cellule familiale... Mais, à la vérité, ils ont été ce soir-là plus diserts sur les questions politiques, sur George Bush qu'ils admirent tous les deux, sur Chirac qu'ils méprisaient tous les deux, en particulier Berlusconi, car l'ex-chef de l'Etat français le prenait pour un clown. Ils ont aussi beaucoup évoqué leur détestation commune des juges et des intellos de la gauche mondaine. Ils sont tombés d'accord sur la stratégie politique. Une élection se gagne à droite et au peuple en mettant en avant les thèmes négligés de la sécurité et du travail. Berlusconi lui a donné aussi un conseil, que Sarkozy suit aujourd'hui : «J'ai perdu face à Romano Prodi parce que je ne me suis pas occupé mon parti, surtout, si tu es élu, ne laisse pas mourir ton parti et ne l'abandonne à personne d'autre...» Conseil suivi à la lettre !
Ils n'ont eu qu'un point de désaccord : la taille. Berlusconi prétend être beaucoup plus grand que son ami : 1,71 mètre contre 1,65, et il en a marre lui aussi qu'on le traite de «nain». Enfin, l'Italien a un autre avantage sur le Français : il chante, et il compose même une fois par semaine. Berlusconi n'est pas peu fier d'avoir réussi aussi dans ce domaine-là puisque plusieurs de ses chansons ont été classées parmi les plus grandes chansons italiennes.
Quand ses hôtes ont quitté son Palais, ils sont repartis avec des chansons et des boîtes de cravates. Un clin d'½il : tes cravates sont moches, mais nous sommes tous deux de formidables vendeurs...

Nicolas DOMENACH

# Posté le lundi 14 avril 2008 10:51

Modifié le lundi 14 avril 2008 11:02

« La police vient souvent, tous les jours, et ils utilisent des gaz »

 « La police vient souvent, tous les jours, et ils utilisent des gaz »
Pour échapper à la police, quelques clandestins sont montés sur le toit des bâtiments.


« C'est un non-sens ! Ils en emmènent plusieurs pour les relâcher ensuite ! » Au milieu des friches des établissements Pagniez, une fois les CRS partis, des têtes apparaissent aux fenêtres.


Le signal est donné, les clandestins sortent de leurs cachettes. Un sifflement, et une dizaine d'hommes se retrouvent dehors. Certains sont un peu hagards : « La police vient souvent, tous les jours, et ils utilisent des gaz », regrette un de ces hommes, signifiant que le squat existe depuis trois mois.
Dans l'immense bâtiment, dont il ne reste que les quatre murs et le toit, sacs de couchage, tentes, chaises, restes de repas et des tonnes de vêtements sont éparpillés. Dans un impressionnant capharnaüm. Ils seraient environ soixante-dix à survivre là-dedans. Hommes, femmes, enfants même. Des Eryhthréens pour la plupart. Toutes les pièces sont occupées, ou du moins remplies de tas de vêtements. Entre des planches de bois, des caves se découvrent, dans lesquelles un impressionnant fourbi règne aussi.


Présence risquée des migrants

Vers huit heures, deux fourgons de CRS et une voiture de police sont entrées en action. Des clandestins se réfugient alors sur les toits. Ces derniers ne sont pas suivis par les fonctionnaires de police, afin de préserver la sécurité de tous, affirme-t-on à la Police aux frontières.
Selon la Paf, une quinzaine de migrants aurait été interpellée. Une intervention réalisée à la demande des établissements Noyon, toujours selon la Paf.


Ne blâmons pas les forces de l'ordre sans cesse; il s n'obéissent qu'aux ordres incertains et dangereux du pouvoir totalitaire élu, mais n'oublions jamais les valeurs fondamentales de notre pays qui, plus qu'être omises, sont piétinées.
[ Ajouter un commentaire ] [ Aucun commentaire ]

# Posté le lundi 14 avril 2008 07:56

Modifié le lundi 14 avril 2008 08:22

PREMIER CONSEIL MUNICIPAL DE LA REINE NATHALIE

PREMIER CONSEIL MUNICIPAL DE LA REINE NATHALIE
19 heures vendredi soir à l'hôtel de ville. La foule des grands jours est là. Il y a rarement eu autant de spectateurs pour un conseil municipal.


Les tribunes qui leurs sont dévolues sont pleines à craquer et nombreux sont ceux obligés de se contenter des portes entrebâillées.



Une opposition titillante

Le nouveau maire de Calais a particulièrement insisté sur la nouveauté de l'assemblée, résultante du choix des Calaisiens : « Le terme assemblée traduit aussi une image de rassemblement. Cette image colle parfaitement à la nouvelle municipalité dont le ferment est la diversité".

Rassemblement? Il n'en ai rien. Cette "équipe" hétéroclyte -c'est le moins que l'on puisse dire- n'est que de la poudre aux yeux. Ces alliances malsaines voleront bientôt en éclats au dépens de la population calaisienne.

Place ensuite aux communications du maire. Et dès le début, l'opposition donne de la voix.
Jean-Marc Ben s'interroge sur la non prise de position en faveur du Tibet et sur les desseins de la nouvelle majorité pour les migrants :

« Le conseil des migrants peut être une bonne idée si ça débouche sur un vrai projet alternatif ». Jacky Hénin tire à boulets rouges dès qu'il le peut, titillant, pointant du doigt, tarabustant, dénonçant les délibérations, leur véracité, leur justification, refusant de participer à de nombreux votes... tentant d'être une opposition constructive.
Mais difficile de s'y retrouver d'autant que, rapidement, le ton monte avec Natacha Bouchart, qui tente de se faire respecter. Haussant le ton.

Cherchant ses marques face à une opposition virulente, prête à sauter sur le moindre faux pas. Accusant Natacha Bouchart de « trouillarde » et répétant inlassablement leur nouveau leitmotiv : « Les Staliniens ne sont pas là où on le croit. »
La nouvelle municipalité se verra ainsi tacler sur les indemnités accordées aux élus, sur l'absence de siège à la Cac, contre deux précédemment...
Cette manoeuvre permet surtout d'évincer de "gros" adversaires potentiels à la candidature de Philippe Blet à la présidence de la CAC. Une "ouverture étriquée" dixit Henin.

Ce début de mandat sectaire nous augure de biens mauvais présages. Cette municipalité hasardeuse dirigée par Bouchart et son accolyte Demassieux ne sera jamais à la hauteur.

La "reine Nathalie" offre trois semaines de stationnement aux calaisiens. Que de bonté!!! Que de subterfuges également lorsque l'on sait que d'ici ces trois semaines la tarification aura augmenté !!!

- elle passe à 0,50¤ pour 1/2 heure (contre 0,20¤ avant), 1,00¤ pour 1 heure, 1,50¤ pour 1h30, 2,00¤ pour 2,00¤...-


Les votes pour les commissions et la représentation dans les structures municipales se sont éternisés, avec des suspensions de séance pour refaire les bulletins de vote. À 21 heures, seuls 8 sur 38 avaient été réalisés.
Le conseil municipal s'est ainsi prolongé tard dans la nuit, un fait rarissime à Calais
.

Emmanuel DECARPENTRY

# Posté le dimanche 13 avril 2008 08:13

Modifié le samedi 26 avril 2008 02:17